Physique ou mentale, la santé des 15-26 ans souffre-t-elle de la pandémie?

Le manque de lien social

Le moral des jeunes n’est pas au beau fixe, on le sait. Cette détresse psychologique, les médecins généralistes la constatent tous les jours dans leurs cabinets. « On reçoit beaucoup d’adolescents et de jeunes adultes qui souffrent de l’isolement », explique Alice Perrain, médecin généraliste et secrétaire générale adjointe du syndicat MG France. « Les premiers, en quête d’émancipation, se sentent étouffés dans la sphère familiale et les seconds, en quête d’exutoire, souffrent du rébarbatif métro-boulot-dodo. »

L’absence d’activité physique

Mais il n’y a pas que la santé mentale qui souffre, le physique aussi en prend pour son grade. La France a grossi, c’est une réalité et les jeunes épargnés. La raison principale ? L’absence de sport en raison des confinements et des fermetures de complexes sportifs. « Cette absence d’exercice n’est pas grave dans l’immédiat mais peut avoir des conséquences sur le long terme avec des problèmes d’hypertension, de troubles cardiovasculaires ou encore de diabète », confie la professionnelle.

Des troubles de l’attention

Confinements, cours à distance, suppression des activités sportives et culturelles pendant plusieurs mois, impossibilité de voir ses grands-parents, absence de relations sociales, restrictions de déplacements… La crise sanitaire a provoqué des « pertes de repères », estime la Défenseure des droits Claire Hédon.

Des nouveaux profils

Pour Mathilde Muneaux, neuropsychologue, « le confinement, et l’isolement qui en a découlé, ont également engendré des états dépressifs et des troubles anxieux ». Et le masque, là aussi, a sa part de responsabilité : « La période de l’adolescence est très importante pour la construction identitaire. Avec le masque, les ados sont privés de toutes les infos qui permettent le décryptage de l’autre, entraînant parfois des quiproquos ou un sentiment de méfiance », ajoute la neuropsychologue.

Le recul du suivi médical

La crise du Covid-19 a eu un fort impact sur le suivi médical. Dentistes, gynécologues mais aussi médecins généralistes, déjà peu présents dans la vie de ces jeunes, semblent avoir été relayés au dernier niveau d’urgence. « Pour nous médecins, c’est un prétexte pour faire de la prévention ». Sexualité, sommeil, vaccinations, sont autant de thématiques abordées lors de ces consultations et qui ont été oubliées face à l’ampleur de la pandémie.

 

Cependant, de nos jours les jeunes du monde entier s’organisent pour s’adapter positivement à la crise. Cela comprend rester actif ; prendre du temps pour soi ; développer des compétences d’apprentissage ; et garder les liens avec nos amis et la famille proches !

Pour en savoir plus : lien

 

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